16 mesures pour l'agriculture urbaine : ville durable | TERRACEUS TERRACEUS

16 mesures pour l’agriculture urbaine : ville durable

Par le Conseil économique, social et environnemental

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) publie un rapport soutenant qu’il est nécessaire de développer une politique ambitieuse pour soutenir les projets d’agriculture urbaine.

Pour que nos villes restent « vivables », il préconise ainsi 16 mesures.

Synthèse

  • Préconisation n°1 : « Mettre en œuvre une politique d’encouragement au développement de l’agriculture urbaine en soutenant les projets s’intégrant dans l’alimentation territoriale et/ou offrant des fonctions environnementales, sociales et sociétales »
  • Préconisation n°2 : « Orienter les aides publiques pour assurer la rémunération des services rendus et la juste rétribution des agriculteurs urbains et agricultrices urbaines »
  • Préconisation n°3 : « Assurer la complémentarité entre agricultures urbaine, périurbaine et rurale en généralisant les Projets alimentaires territoriaux (PAT) »
  • Préconisation n°4 : « Donner plus d’espace aux arbres en ville »
  • Préconisation n°5 : « Intégrer dans la réforme du droit foncier, une réflexion sur des dispositions spécifiques à l’agriculture urbaine dans le cadre du statut du fermage»
  • Préconisation n°6 : « Associer et impliquer les collectivités locales dans l’émergence et l’accompagnement des projets (conception de conventions-types, contractualisation entre producteurs urbains et restaurants collectifs locaux, création d’une « responsabilité Agriculture urbaine ») ».
Cycloponics : une agriculture urbaine en sous sol

Cycloponics : une agriculture urbaine en sous sol

LE CESE : Une visite sur le terrain

Avant de publier leur rapport, la Section de l’agriculture, de la pêche et de l’alimentation du CESE ont visité à Paris différents porteurs de projets en agriculture urbaine de Cycloponics, Veni Verdi et Topager  La Caverne : Voir Pariculteurs

  • Préconisation n°7 : « Modifier les règles d’urbanisme »
  • Préconisation n°8 : « Adapter les pratiques architecturales »
  • Préconisation n°9 : « Elaborer des indicateurs pour favoriser et mesurer le développement durable de l’agriculture urbaine, et éclairer les décisions publiques »
  • Préconisation n°10 : « Encourager le déploiement de l’agriculture urbaine grâce à des mesures fiscales (exonération temporaire de la taxe foncière sur le non bâti, prise en compte des projets d’agriculture urbaine et de naturalisation pour le calcul de la taxe foncière sur le bâti) »
  • Préconisation n°11 : « Consolider les statuts juridiques des jardins collectifs »
  • Préconisation n°12 : « Promouvoir les apports de l’agriculture urbaine pour renforcer la cohésion et l’insertion sociales notamment dans le cadre de la réforme de l’Insertion par l’Activité Economique »
  • Préconisation n°13 : « Inventorier et développer les jardins scolaires potagers »
  • Préconisation n°14 : « Introduire des modules sur l’agriculture urbaine dans la formation des professionnels concernés (architectes, urbanistes, BTP, paysagistes, agronomes, agents des collectivités territoriales) et sensibiliser les professionnels des secteurs sociaux, éducatifs et sanitaires »
  • Préconisation n°15 : « Poursuivre, développer et pérenniser les programmes de recherche et d’expérimentation »
  • Préconisation n°16 : « Renforcer les approches interdisciplinaires (développement d’observatoires territoriaux…) »

Le rapport conclu que la sécurité alimentaire et climatique, santé publique et stabilité sociale sont autant de points de vulnérabilité des villes face aux enjeux de ce siècle.

Et que de renforcer la cohésion sociale, de s’adapter au changement climatique, de favoriser l’insertion professionnelle, l’agriculture urbaine constitue un outil de choix au service de la résilience des villes.

Ces 16 mesures doivent ainsi permettre aux citadins et citadines de se réapproprier l’alimentation et de comprendre l’importance de la production agricole territoriale.

Et que pour tout cela, « il faut, y’a qu’à » développer une politique ambitieuse pour soutenir les projets d’agriculture urbaine au service des transitions nécessaires pour que nos villes restent « vivables ».

Reste à espérer que l’institution, dont les rapports sont peu suivis d’effet, sera cette fois, entendue.

Le CESE:

Inscrite dans la Constitution de 1958, la «troisième chambre» de la République a été conçue pour assurer une autre représentation de la société (mais seulement consultative).

«Centre de résonance de l’opinion publique» en 1925  à sa création,  il verdit en 2008 en devenant Le «Conseil économique, social et environnemental» (Cese)

Présentation de l’avis du CES (en vidéo) par les auteurs : Etienne Gangneron agriculteur et Vice-président de la FNSEA et Pascal Mayol, Ingénieur écologue, Directeur d’ONG et désigné au CESE par la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme.

 

Télécharger le rapport du CESE

Pour aller plus loin sur le CESE, on conseille :

Dans sa rubrique Merci de l’avoir posé (la question), Libération titrait : A quoi sert (en théorie) le Conseil économique, social et environnemental ?

Quant au Monde, il titrait : Pourquoi réformer le CESE, Conseil économique, social et environnemental ? Et pourquoi est-il critiqué ?

RPP

 

 

 

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