Du plomb dans le miel urbain : une aubaine ? | TERRACEUS TERRACEUS

Du plomb dans le miel urbain : une aubaine ?

Apiculture urbaine

Contrairement aux abeilles des campagnes qui subissent un effondrement de leur population, les abeilles parisiennes sont en pleine forme. Cette vitalité se mesure à son rendement, soit à sa production de miel par an, en l’occurrence entre 10 et 20 kg, selon les ruchers de la capitale. Un très bon chiffre.

Si l’abeille parisienne se porte bien, qu’en est-il de la qualité de son miel ? En ville peut-on s’attendre à ce qu’il soit pollué ? Qu’il contienne des métaux lourds ?
Apiterra - Expert en miel urbain

Apiterra – Expert en miel urbain

D’après des études récentes, certains miels parisiens contiendraient du plomb …

Cependant ils n’en renferment que très peu. La dose journalière tolérable est de 215 μg au sein de l’Union Européenne, or la quantité de plomb mesuré dans ces miels est inférieure à 50μg. Bien que la quantité soit faible, la présence de plomb dans certains miels parisiens est indéniable.

Le miel de la capitale est donc pollué. Cette pollution ne peut venir des insecticides car ils sont de moins en moins utilisés, et les jardiniers communaux de la capitale ne s’en servent presque plus. On pourrait donc penser que cette source de pollution est due à l’automobile. Cependant le plomb tétra éthyle n’est plus utilisé dans le carburant, depuis une quinzaine d’année. De plus la quantité de plomb présent dans l’atmosphère, mesuré par Airparif n’est que de l’ordre de 0,05 μg/m3, ce qui exclut cette possibilité.

La véritable source de pollution pourrait provenir de l’eau.

En effet, le ruissellement de l’eau sur les toits entraîne avec lui des métaux lourds utilisés pour l’étanchéité des toitures. La teneur en plomb dans certains lieux pourrait atteindre les 20 mg/L. Chaque colonie consommant environ 10L d’eau, il n’est pas impossible qu’une petite partie de ce plomb se retrouve dans le miel. La pollution du miel parisien reste donc limitée et ne pas, en tout état de cause, être attribuée à la pollution des fleurs parisiennes.

Et c’est cette capacité qu’à le miel à contenir des traces de plomb qui intéresse les chercheurs. Pourquoi ne pas utiliser le miel urbain pour évaluer la quantité de plomb dans l’environnement là où il n’y a pas d’outils pour la mesurer ?

Kate Smith de l’Université de la Colombie-Britannique à Vancouver, au Canada, et ses collègues ont donc mesuré la présence de plomb dans les tissus des abeilles provenant de ruchers citadins européens pour évaluer la présence de celui-ci dans l’environnement des différents lieux de provenance.

Et effectivement, l’analyse des tissus et des abeilles ainsi que celle du miel qu’elles produisent permet d’évaluer la quantité de plomb dans l’environnement.

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Le miel bien être un outil d’évaluation dans les endroits dépourvus d’infrastructures de surveillance de la pollution.

« L’utilisation des abeilles pour surveiller la contamination de l’environnement est potentiellement meilleure que les méthodes existantes », déclare, quant à lui, Mark Taylor de l’Université Macquarie en Australie, qui a mené une étude similaire sur le miel dans une ville minière. « Les abeilles cherchent leur nourriture dans une vaste zone, volant jusqu’à neuf kilomètres de leur ruche, et reflètent donc la contamination d’une zone plus vaste que l’échantillonnage de l’air pour une seule station », dit Taylor. «Plusieurs ruches dans une région peuvent donc fournir une couverture plus détaillée des contaminants dans l’environnement.»

De plus, si des contaminants se trouvent dans les tissus des abeilles et le miel, cela confirme qu’ils entrent dans la chaîne alimentaire, ce que l’on ne peut pas constater en regardant simplement en analysant l’air et le sol.

Les abeilles sont déjà sorties de leur confinement hivernal 🐝Première visite de cette saison apicole aux Grands Voisins !Presque un mois de confinement, une petite pause de bonheur en regardant et en s'occupant de nos abeilles 💗🐝💗…#nature#paris #parisien #lesgrandsvoisins #miel #bee #abeille #igersparis #igersfrance #apiculteurparisien#apiculteururbain #apicultureurbaine #beekeeper #environnement #developpmentdurable #metropoledugrandparis #parisculteurs #parisjetaime #france #citybzz #agricultureurbaine #paris_maville

Publiée par CityBzz sur Vendredi 10 avril 2020

Pas de pesticide dans le miel urbain parisien ?

J’ai fait faire l’analyse de mon miel en laboratoire et sur 200 pesticides, j’ai zéro traces confiait au Parisien Charlotte Chiarelli, apicultrice depuis 2004 à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). Par contre, en ce qui concerne les métaux lourds, je suis dans les normes autorisées mais mon miel a des traces de zinc ». Explication : il y a du zinc sur les toits des immeubles parisiens, où s’abreuvent les abeilles.

En ce qui concerne la pollution de l’air due aux gaz d’échappement, on peut affirmer que l’indice de pollution de Paris est assez faible sur l’année explique Volkan TanaciApiculteur Urbain et Fondateur de CityBzz. Les gaz d’échappement polluent plutôt pendant l’hiver. Or, la production du miel s’effectue uniquement en période estivale ; la pollution de l’air n’a donc que peu d’effet négatif. Le miel de Paris de CityBzz est le deuxième meilleur miel du monde continue celui qui a reçu a reçu la médaille d’argent du Congrès international d’apiculture et multi récompensé dans les concours de miel.

Du côté d’Apiterra, expert en apiculture urbaine, on effectue également des prélèvements pour calculer les niveaux de métaux, de pollution qui peuvent être présents dans le miel. Les résultats sont toujours à des niveaux extrêmement inférieurs aux taux permis pour la vente. L’abeille est un filtre naturel, puisqu’elle régurgite la pollution

Finalement le miel urbain ne contient pas suffisamment de plomb pour intoxiquer l’homme, mais suffisamment pour permettre d’évaluer la qualité de l’air, là où cela est impossible par d’autres techniques.

Vous en reprendrez bien encore un peu, non ?

 

Sources :

https://technologiemedia.net/2019/08/23/utiliser-le-miel-pour-depister-la-pollution-par-le-plomb/

http://lesabeillesaparis.e-monsite.com/pages/paris/pollution-du-miel-parisien.html

 

 

 

 

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